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Marginalisation et insécurité des pasteurs
Appartenant principalement aux tribus Foulbés et Arabes Choa, groupes minoritaires, les pasteurs sont marginalisés dans la vie moderne :
o Faible scolarisation des enfants ;
o Accès limité aux soins de santé (faible couverture vaccinale, éloignement des centres de santé) ;
o Eloignement des points d’eau potable ;
o Equité insuffisante dans les transactions commerciales (faible part dans le prix final du bétail)
o Faible participation à la vie politique.
Les informations sur les ressources pastorales (eau, pâturage) et les conditions de vie des pasteurs sont peu documentées.
Ceci ne favorise pas les politiques et les prises de décision.
Dans les provinces septentrionales et l’Est du pays, les pasteurs sont souvent attaqués par des voleurs qui leur extorquent d’importantes sommes d’argent ou prélèvent une bonne partie du troupeau. Les forces de l’ordre et la justice sont parfois peu diligentes pour assurer la sécurité et rétablir les éleveurs dans leur droit.
Insuffisante valorisation du potentiel de production laitière
Fortement tributaire des importations de lait et produits laitiers, le Cameroun subit de plein fouet l’actuel renchérissement des cours mondiaux. Les produits laitiers deviennent ainsi hors de portée des groupes vulnérables.
Sans une croissance corrélative des volumes, les importations ont pratiquement doublées en valeur entre l’année 2006 et 2007. Quand bien même la productivité des vaches reste faible, la production nationale disponible n’est pas facilement commercialisation.
Plusieurs dynamiques de transformation locale de lait ont récemment vu le jour en zones urbaines et périurbaines. Si ces unités de transformation peuvent commercialiser sans heurt leur production (lait pasteurisé ou stérilisé, yaourt, fromage), elles éprouvent tout de même d’énormes difficultés d’approvisionnement et fonctionnent ainsi très en dessous des capacités installées, du fait d’une organisation insuffisante de la collecte.
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