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Cadre réglementaire et institutionnel complexe et non adapté
La loi forestière de 1994 a dressé une liste des produits forestiers non ligneux et certains produits dits « spéciaux » sans tenir compte des spécificités de chaque produit. C’est ainsi que certains produits dits de collecte (Irvingia gabonensis) dont l’exploitation ne cause aucun soucis de durabilité sont soumis aux même conditions que les écorces d’arbre (Prunus africana), l’ivoire, l’ébène etc……En plus l’exploitation des PFNL au Cameroun est conditionnée par l’obtention d’un agrément, d’un permis d’exploitation et des lettres de voiture, limitation des quotas au même titre que l’exploitation du bois. Ces conditions ne sont pas incitatives et accessibles aux populations des zones rurales qui sont les plus pauvres.
Manque d’information sur les marchés pour les populations locales et les autres acteurs des filières des PFNL
Malgré la demande de plus en plus croissante sur les marchés des PFNL, leur commercialisation se fait beaucoup plus dans l’informel. Dans la plupart des cas, le marché n’est pas équitable et ne profite que très peu aux plus pauvres que sont les producteurs. Les facteurs majeurs qui causent ce déséquilibre sont le manque d’un système d’information sur les marchés, l’éloignement et l’enclavement des bassins de production, les couts de transport et les tracasseries diverses sur la route.
Méconnaissance des techniques de récolte durable et du cycle de production
Certains PFNL comme le Prunus africana (Pygeum) sont menacés de disparition à cause de la méconnaissance des techniques de récolte durable, la surexploitation du produit et le manque d’information sur le potentiel de production. D’autres produits souffrent de la saisonnalité, des techniques de collecte rudimentaire, les méthodes de séchage et stockage du produit et les litiges fonciers.
Accès difficile au financement
Les populations impliquées dans l’exploitation des PFNL ne sont pas toujours organisées, ce qui rend difficile l’accès au financement pour supporter la récolte et la commercialisation. Les producteurs de la gomme arabique (Acacia senegal) par exemple sont dépendant des commerçants nigérians qui préfinancent les achats, les rendant ainsi dépendant des prix bas qu’ils proposent. La vente de la gomme arabique au Nigéria ne valorise pas l’économie Cameroun.
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